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BRING THE NOISE #1 – Top 17 dans le désordre de l’appel à la rébellion

by on 9 janvier 2017
 

Beer Carson revenu du pays de Cocagne et tombé sur un os :

 » Le genre d’os qui te péterait toutes les dents sans que personne ne trouve trop rien à redire ? Le genre, ok j’ai perdu tous mes chicos mais de toute façon j’en ai rien à foutre, je bouffe que de la merde déjà prémâchée et qu’est-ce qu’il y aurait à espérer d’autre de toute façon ?

Alors vous voulez connaître ce truc ? Vous aimez vous faire laver le cerveau par la publicité dans les couloirs de métro ? Ou encore vous faire griller les neurones devant la télé, voter pour des phacochères qui vous arroseront chaque jour de pisse et décideront de ce qui est bon pour vous ou pas parce que vous êtes trop con pour le savoir tout seul ? Vous rêvez de passer vos prochaines vacances à Dubaï parce que là-bas les rues sont propres, qu’il y a pas d’insécurité et qu’il fait 32° au mois de Décembre ?

Vous vous estimez heureux et privilégié d’avoir un job minable, sous-payé et dévalorisant parce que c’est la crise et que ça pourrait être encore pire ? Vous vous sentez rassuré par les mesures de l’Etat d’urgence ? Vous trouvez que Canal +, Margaret Thatcher, Joey Starr et les frères Bogdanoff se bonifient avec le temps ? Il vous arrive parfois de vous prendre pour Dieu quand vous démarrez votre Audi A3 d’occasion ou allumez votre écran LED 102 pouces ? Vous vous foutez de la fonte des glaces parce que de toute façon vous êtes frileux et la pollution des Océans, vous vous en balancez parce que vous aimez pas le poisson ?

Alors vous ne voyez pas du tout de quoi je parle, vous aimez le monde dans lequel vous vivez et votre bonheur est ici et maintenant. Vous venez d’appeler la police pour dénoncer Beer Carson pour son propre bien et vous avez parfaitement raison.

Par contre si vous êtes comme ce pisse-froid de Beer Carson et ses potes, toujours à critiquer, à cracher dans la bassine et à vous insurger contre tous ces gentils politiques, prophètes, industriels et autres bienfaiteurs qui cherchent juste à vous rendre la vie plus agréable, alors ce fulgurant Top 17 et son petit manuel sont pour vous.

Vous pourrez écouter ce premier florilège et ceux qui vont suivre en vous énervant tout seul dans votre studio, galvanisé par un whisky d’une petite maison du Isley (car vous avez quand même un peu de goût, c’est tout ce qui vous reste avec l’espoir et les aigreurs d’estomac… ) et convaincu que le grand jour arrive, je parle de celui où « les braves gens finissent toujours par gagner », comme disait mamie.

Mais parlons un peu de l’équipe, qui est cette équipe B ? Qui sont ces soldats de la rébellion musicale orchestrée par Beer Carson ? Quelle feu sacré attise leur plume ou leurs cordes ? Faut-il être pauvre ou malheureux pour chanter légitimement la révolte ? Faut-il ne plus rien avoir à perdre ? Faut-il avoir du talent ? Faut-il avoir des parents célèbres ? Ma réponse est la suivante : tout le monde est admis dans l’équipe B. La seule chose qui compte est de vouloir gagner en dégageant les trous de balles élevés à la graisse d’oie de l’équipe en titre, celle qui s’amuse toute seule depuis des décennies sans que personne ne l’emmerde ni ne la conteste. L’équipe B, ce sont des poètes, des rêveurs, des génies, des buveurs de bières, des cas sociaux sauvés par la musique et la vie en tournée, des visionnaires, des fils à papa et tout ce ce vous voudrez… La seule chose qui les réunit est leur volonté de changer ce foutu système, que ce soit par la violence, la connerie ou la beauté. Ce qui rassemble l’équipe B est la croyance en quelque chose de beau et de meilleur. Etre morts plutôt que dormir debout. Ne pas être spectateur de sa propre vie. Vivre pour de vrai. Vivre comme on en a envie et emmerder ceux qui vous diront que ce n’est pas comme ça, que ce n’est pas aussi facile ou que ce n’est pas possible. Et puis dans sa foi, l’équipe B pourrait donner vie à d’autres équipes, histoire que le championnat soit plus juste.

Car oui Beer Carson, l’anti-marchand de sable, sera toujours là pour la livraison. Alors !

Et grande année à tous ! Enervez-vous !

Aujourd’hui, on commence le parcours en douceur avec Gil Scott-Heron parce que la révolution ne sera pas télévisée. Tu le sens le vent de révolte ? Pour moi ce pionnier du spoken word fait parti de ceux qui ont écrit la première page de l’histoire du rap, le rap avec R majuscule, contestataire, spirituel et fier. Gil Scott-Heron est aussi un esthète, un grand musicien, celui qui montre la voie. Gil Scott-Heron, c’est Moïse.

Et puis tiens, Public Enemy, « Fight the Power », putain les mecs en avaient dans le sac à l’époque, mais où sont-ils passés tous ? Des titres qui donnent envie de lever les points et de tout balancer, le tout sur des gros samples du grand James Brown dynamités au point de faire blêmir n’importe quel groupe de rock de l’époque des 90’s.

Dans la famille Anselmo, c’est Phil, avec Vinnie, Rex et Feu Dimebag, puisque je te dis que les mecs en avaient dans le sac ! Les riffs de Darrel sentent le souffre. Entends-tu les violons jouer derrière ?

Ouvrez la cage ! Tout est dans le titre.

Et on termine avec d’autres petits français plutôt stupéfiants… et comment dire un peu nerveux.

Et Grande année à tous ! Enervez-vous !

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comments
 
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  • waynakapac
    10 janvier 2017 at 15 h 44 min

    Bien ouaij Beer Carson!

    Répondre

  • Cachou'chen
    18 janvier 2017 at 16 h 00 min

    Ah monsieur Carson !
    Où sont cachés les esprits rebelles et conscients ?
    Rester passive ou me laisser gaver comme une oie par des idées imposées ou des spots répétitifs… Très peu pour moi…
    Nourriture pimentée et raisonnée au menu de mes papilles et de mes sens…
    De Pierre Rabhi à Pierre-E Barré, croyons à l’éveil des masses assoupis…

    Répondre

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